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Syrah et Carignans de Pâques.

Publié le par Fabrice


Pâques 2011


Sous le ciel bleu de Provence, la croissance des rameaux continue. Les futures grappes s' épanouissent et prennent le soleil avec au moins 15 jours d' avance sur la saison. Rien n'est anormal dans la nature pour celui qui travaille la terre.

Le premier cap des fameux "Saints de Glace" est attendu les 11, 12 et 13 mai prochain (St Mamert , St Pancrace et St Servais).


Alors nous croisons un doigt ou deux ou même plus et comme la Vigne;

« On prend le soleil ! ».


Pâques Avril


Pâques


Pâques Syrah


Cépage Syrah


Paques 11


Pâque Carignan


Carignan Pâques


Carignans Pâques


Cépage Carignan


Publié dans Dans les vignes

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Le Pont du Gard: Un Site Emblématique.

Publié le par Fabrice

Le Pont du Gard: Un Site Emblématique.Le Pont du Gard: Un Site Emblématique.
Le Pont du Gard: Un Site Emblématique.

Le Pont du Gard, Patrimoine mondial, Grand Site de France, pont entre les civilisations, entre les arts, entre les âges, symbole du génie romain, vestige d’un des plus vastes empires installé sur le bassin méditerranéen, est le lieu idéal pour rendre hommage et faire vivre les cultures méditerranéennes.

Avec plus d'un million de visiteurs par an, c'est le monument antique le plus visité de France. Intrinsèquement liés depuis toujours, l’eau, la pierre et la garrigue font de ce lieu un endroit unique au décor cohérent et subtil. Son paysage méditerranéen exalte la magie du monument. Il constitue pour le visiteur une étape agréable pour un merveilleux voyage dans le temps.

Le Pont du Gard, le plus haut pont-aqueduc romain du monde.

Construit par les Romains en 50 après J.-C., le Pont du Gard est l’élément majeur et le vestige le plus prestigieux de l’aqueduc antique de Nîmes. Décidée par les édiles nîmois, en période d’apogée urbanistique de la cité, la construction de l’aqueduc a duré une quinzaine d’années et celle du pont cinq ans.

L’eau était captée à la source d’Eure, au pied de la ville d’Uzès. Empruntant un canal s’appuyant sur le relief naturel, elle parcourait 50 km pour atteindre Nîmes où son eau pure et fraîche alimentait les fontaines, les thermes, les jardins et les habitations privées de la cité gallo-romaine. La déclivité moyenne du canal était de 25 cm par km.

Haut de 48 m, long de 360 m, le Pont du Gard est de tous les ponts aqueducs du monde romain le plus élevé. Il est formé de trois ponts superposés, constitués respectivement de 6, 11 et 35 arcades ; son arche centrale enjambe le Gardon ou Gard grâce à une ouverture de 24,50 m.

Il est le seul pont canal à trois étages à avoir résisté au temps. Réalisé en pierre locale, le Pont du Gard témoigne de la prodigieuse maîtrise technique des ingénieurs romains et semble être l’oeuvre des habitants du pays.

L’aqueduc a fonctionné environ 500 ans, la période optimale étant les IIe et IIIe siècles avec un débit quotidien de 35 000 m3 d’eau claire et pure. Puis mal entretenu et souffrant de dépôts calcaires qui polluaient l’eau, il a été abandonné au début du VIe siècle.

www.pontdugard.fr

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Révolution de 1793 : Le Gard fait sécession.

Publié le par Fabrice


IMGP8379

Le 15 Juillet 1794:

Le Tribunal révolutionnaire qui siégeait à Nîmes avait  pour crime de Fédéralisme, condamné à mort l’Ex-Maire du village de Codolet; André TAILLAN , député par sa commune à l’assemblée dite représentative du Gard.

Il fut nommé membre du Comité des rapports puis président lors de cette assemblée des dits députés.

Voir l’article : Taillan, ex-maire de Codolet, 32 ans condamné.Ex-maire car après l’affaire Fédéraliste, il fût destitué (1 er Avril 1794) par le secrétaire de la Convention Nationale; BORIE

Voir l’article : Le Maire destitué puis condamné à mort.

Qui étaient les Fédéralistes du Gard ?

C’est le 11 Juin que fut connue à Nîmes la Révolution Parisienne du 2 Juin 1793 qui avait abattu la Gironde. Immédiatement la bourgeoisie Nîmoise réagit avec violence et prit position contre la Convention Montagnarde.
Le lendemain, la municipalité désarma les «  gens dangereux », c’est-à-dire toutes les petites gens favorables à la Montagne.
Le Comité central des sections prit la décision d’écrire à Grenoble pour discuter des «  mesures à prendre pour former des 24 départements du Midi une République Fédérative qui s’étendrait de Lyon à Bordeaux ». La bourgeoisie Nîmoise refusait l’autorité de la Convention.

 

federaliste 1793

 

A vrai dire, cette insurrection n’avait pas de programme politique bien net, sinon l’opposition à la Dictature Parisienne, reposant peut être sur  la survivance du particularisme Provincial.
Elle était essentiellement un syndicat de défense des intérêts mis en périls, une révolte de proprietaires.

Le serment que ces insurgés firent prêter à leurs troupes était de «  Maintenir de tout leur pouvoir la liberté et l’égalité, la République une et indivisible, la sureté des personnes et des propriétés ».
Dans leur manifeste du 22 Juin, ils se présentaient comme les défenseurs de «  la liberté sans licence, de l’égalité sans anarchie, de la république fondée sur des lois inébranlables, protectrice de la propriété et des personnes ».

Ils s’écriaient: « Vous qui voulez la paix Armez vous !  Vous qui avez des propriétés Armez vous ! Vous qui voulez transmettre à vos enfants  le fruit de vos travaux pénibles Armez vous ! »
Ils craignaient la Loi agraire et l’emprunt forcé. Il s’agissait de la levée en masse de la classe bourgeoise, groupant à la fois les patrons et les professions libérales

Les autorités réunirent une assemblée des communes du Gard. Celle-ci vota que « Le Peuple du Gard est en état de résistance à l’oppression » et décida la création d’une force départementale de 1200 hommes «  pour marcher sur les factieux de Paris, rendre la liberté à la Convention et soustraire les bons citoyens de cette ville à l‘oppression».

Le Comité devait se préoccuper de la levée de l’armée  départementale et de son installation à Avignon et à Pont Saint Esprit, afin de tenir solidement la Vallée du Rhône et d’assurer la liaison avec Marseille.

Malheureusement les volontaires furent peu nombreux à se présenter. Or le danger ne cessait de grandir. Une armée de 6000 hommes, sous le commandement du général Carteaux, marchait vers le Sud. L’armée départementale du Gard put seulement leur en opposer 6 à 700. Son chef capitula sans combat le 14 Juillet, et aussitôt ce fut l’effondrement de l’insurrection Languedocienne.
Le 10 Août, la bannière fédéraliste fut brulée. Carteaux  finit d’écraser les derniers fédéralistes de la vallée du Rhône. Avignon fut rapidement prise, puis Marseille. Tout le midi se soumettait à la Convention. Dés lors, les Montagnards reprirent partout les leviers de commande et la Terreur s’abattit sur le Languedoc.

 

Monographie

 

Dans l'ouvrage suivant : Monographie religieuse de la ville de Beaucaire,

d'après les documents originaux , par M. l'abbé Goiffon. (1827-1905),
je retrouve une derniere fois la trace de notre fameux Maire André TAILLAN.

Extraits:

" … Les Cordeliers étaient partis, mais les Capucins habitaient encore leur couvent, seulement la porte de leur église avait été fermée, ainsi que celles des chapelles des autres maisons religieuses et dès lors les chanoines et les prêtres fidèles ne parurent que rarement en public où ils auraient été exposés à l'insulte et même au danger.

Cet état de choses put durer un peu plus d'un an ; mais la Révolution marchait et la persécution s'accentuait.
Au mois de juillet 1792, les officiers municipaux signifièrent aux Capucins l’ordre de sortir de la ville, dans les vingt-quatre heures ; ils durent partir malgré l'amour dont le peuple les entourait, malgré l'attachement des paysans qu'ils visitaient et soignaient, malgré les nombreuses pétitions faites pour leur conservation.
Le tour des Religieuses arriva le 17 septembre suivant; tous les prêtres fidèles venaient de quitter la ville sous le coup de la loi de déportation et ordre fut donné d'évacuer les couvents; les cloches de ces maisons furent enlevées comme inutiles au service divin et livrées au fondeur pour en faire des canons.
Quelques jours après, la République était proclamée. Le Conseil de la Commune de Beaucaire arrêta, le 13 octobre, que le lendemain, dimanche, à trois heures de relevée, un Te Deum serait chanté dans l'église paroissiale de Notre Dame des Pommiers, à l'occasion de cette proclamation ; que la garde nationale y assisterait en armes, que tous les corps administratifs y seraient invités, ainsi que la population et que, au sortir de l'église, on irait de concert chanter la Marseillaise autour de l'arbre de la Liberté.
Etrange mélange de sacré et de profane qui présageait les plus tristes excès. La division était profonde dans la population et l'agitation des esprits fit éclater, le 1er avril 1793, des désordres graves qui firent couler le sang et qui appelleront à Beaucaire le général Cartaux ; celui-ci arriva avec deux canons et vingt artilleurs. Dès lors la Terreur régna dans la ville et y fit bientôt de nombreuses victimes.
Si une portion des habitants avait embrassé la Révolution, la majeure partie ne voyait dans le régime nouveau que la destruction de tout ce qu'elle avait respecté dans le passé.
La bagarre d'Avril (Bagarre de Beaucaire) désarma les prétendus patriotes dont quelques-uns furent incarcérés ou blessés; trois d'entre eux furent tués en cette circonstance.
Ces faits furent dénoncés au Tribunal criminel révolutionnaire du Gard qui fit transporter dans les prisons de Nimes trente-un citoyens de Beaucaire auxquels on adjoignit l'ancien maire de Codolet ( André Taillan condamné pour Fédéralisme) et un géomètre de Vallabrègues.

 

IMGP8378

 

Ils comparurent le 27 messidor an II (15 juillet 1794). Leur procès fut rapidement mené et, sans l'assistance du jury, quoique un décret eût accordé une amnistie à plusieurs des accusés, sans donner le temps aux témoins, assignés à décharge, de se rendre à Nimes, sans défense possible, les trente-trois prisonniers furent déclarés coupables et condamnés à la peine de mort.

L'exécution eut lieu, dans les vingt-quatre heures sur l'Esplanade de Nimes. Toutes les classes de la société étaient représentées dans la liste des condamnés, depuis les portefaix et les mariniers du port, jusqu'aux ouvriers de divers métiers et aux riches propriétaires.
Cette date n'est pas oubliée à Beaucaire et, chaque année, les descendants des victimes font célébrer un service funèbre pour le repos de leurs âmes.

Dans la nuit qui précéda leur mort, tous eurent la consolation de recevoir d'un prêtre fidèle, prisonnier comme eux, le bienfait d'une dernière absolution."

 

Publié dans Histoire de Codolet

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