Les Premiers Vignerons à Codolet.

Publié le par Fabrice


La route naturelle par laquelle le commerce du vin, à partir de la Narbonnaise, s’acheminait vers l’intérieur de la gaule, est la grande avenue formée par le couloir rhodanien.
On rencontre sur la rive du Rhône, au Nord de Codolet, les traces d’un groupe d’ateliers céramiques, qui des le début du règne d’Auguste, fabriquaient en grande abondance  les récipients vinaires d’usage courant et commerciaux.
Cette industrie, favorisée par les possibilités fluviales, était certainement au service d’un vignoble établit dans le voisinage.
Et on peut dire que l’Histoire du Vin de Codolet commence avec le passage des chargements d’amphores remontant le cours du Rhône à destination de la Gaule du Nord. L’existence de «villae» occupées dés le Ier siècle av. J.-C. à la fin du VI eme, nous est attestée par les nombreuses monnaies, briques, fragments d’amphores et autres poteries gallo-romaines incorporées au sol de la commune.


Sextus Antonus Primus


A l’époque ou les possesseurs de ces monnaies habitaient le terroir, la « Pax Romana » régnait et assurait la plus heureuse prospérité.

 

Qui habitait à Codolet à cette époque ?

 

Provenant de la démolition de l'ancienne église, une pierre qui a servi de margelle au puits public a été découverte. Elle porte l'épitaphe de Secundilla:


"Aux dieux mânes de Secondilla fille de Paternus,  Sextus Antonius Primus a élevé ce tombeau."

 

Nous savons que la marque de la citoyenneté romaine se traduit par le privilège de porter les « Tria nomina » , qui désignent sans contestation possible l'authentique « Civis Romanus ».

Lors de l’établissement de la paix romaine,  selon Cicéron, le droit de planter et d’exploiter la Vigne dans « La Provincia » était réservé aux hommes jouissant  du droit de cité romaine. Disposant de la citoyenneté romaine comme l'indiquent ses trois noms (prénom, nom de famille et surnom):
 

Sextus Antonius Primus  à élevé ce tombeau en l’honneur de Secondilla fille de Paternus.

 

Au début de l’Empire, le tombeau prend une signification plus religieuse que par le passé, et l’inscription est conçue comme une dédicace aux Dieux Mânes, divinités collectives qui symbolisent l’esprit des morts.
« Mânes » est un mot latin qui signifie littéralement "les bons", et c’est probablement une contraction pour “les esprits des bons ancêtres, les “âmes des ancêtres défunts, donc les divinités protectrices de la famille…
D’ailleurs, lors de la fête des « Parentalia », du 13 au 21 février, (l’origine de notre chandeleur) avaient lieu des commémorations privées près des tombeaux familiaux, au cours desquelles on célébrait les Mânes.
Les morts se contentaient de peu, de quelques fleurs placées dans les débris d'un vase, de fruits très ordinaires, de grains de sel et de vin.


Grappe de Syrah 2010


Alors…
A Secondilla fille de Paternus…
A Paternus…
A Sextus Antonius Primus…
Vous les premiers planteurs de Vigne sur ce terroir.
Plus de 2000 vendanges sont passés…
Les grappes de raisins murissent toujours sur ce sol dedié au Vin…
Dans le bruit du Mistral, ce n’est pas le vent que l’on entend…
Ce sont vos murmures, vos chants, vos rires et vos paroles…
Qui tourbillonnent et s’envolent.

 


Publié dans Histoire de Codolet

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

saut jean marie 19/09/2010 14:31



tu n es pas un garçon ordinaire je suis fier de toi et de mes deux autres fils


je disais à ma femme votre mère que finalement ma vie professionelle na pas


été un long fleuve tranquille .vous meritez notre acquit, les os de nos


familles de codolet doivent écouter vos rires et vos humeurs parfois irritables


continuez, ne vous retournez pas trop, les 9 Saut  vous  acordent leur confiance  19 sept 2010.


 



Robert Dupoux 01/09/2010 23:46



compliment Fabrice pour ce texte - et la recherche historique qu'il a nécessité, je suis très fier de toi !