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Les grains d'ambre sur la grappe en deuil.

Publié le par Fabrice

Les grains d'ambre sur la grappe en deuil.

Vives glaneuses de novembre, les grives, sur la grappe en deuil,

Ont oublié ces beaux grains d'ambre.

Le rayon du soir la transperce comme un albâtre oriental,

Et le sucre d'or qu'elle verse y pend en larmes de cristal.

Alphonse de Lamartine

Les grains d'ambre sur la grappe en deuil.
Les grains d'ambre sur la grappe en deuil.

Publié dans Photo d'un jour

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On nous écrit de Codolet

Publié le par Fabrice

On nous écrit de Codolet
On nous écrit de Codolet

La seconde inondation.

Octobre 1907

Le terrible fléau a fait son oeuvre dévastatrice. Ce n'est de toutes parts, que plaintes et gémissements. Quel triste! Quel navrant spectacle! Et quelle épouvantable nuit que celle du mercredi 17 Octobre!

En raconter les pénibles et divers incidents est pour nous, sans doute, un surcroît de peine, le rappel d'un cruel souvenir. Mais ne faut il point confier nos malheurs aux âmes bonnes et généreuses qui veulent les connaître?

Revenons donc sur ce  second désastre qui a frappé si cruellement notre population. Alors que tout le monde, penché sur la digue, suivait avec anxiété depuis 6 heures du soir les progrès rapides du Rhône, tout à coup, vers deux heures du matin, des cris déchirants se font entendre. "Sauvez vous, la Cèze arrive!".

La Cèze ? Oui, c'est bien cette capricieuse rivière, qui cette fois, vient la première nous rendre visite. D'un bond furieux, elle s'est précipitée hors de son lit, au dessous du pont de Codolet. Elle se dresse comme une haute muraille, et en un moment elle envahit la plaine qui la sépare du village.

Avec un grondement sourd elle s'engouffre dans les rues.
Clôtures, arbres, charrettes; obstacles de toute taille, rien ne lui résiste, elle renverse et entraîne tout dans sa course folle. 
A peine ses eaux sont elles devant l'église et la cure, que le Rhône bondissant à son tour par dessus la chaussée, se jette à sa rencontre.

Chose curieuse dans cette lutte, le grand fleuve notre terrible voisin, semble reculer et vouloir regagner son lit. Illusion! C'était deux ennemis à la fois qui nous arrivaient. Mugissants, se soulevant l'un contre l'autre, d'abord les deux courants se combattent puis se repoussent.
Mais finalement ils mêlent leurs eaux boueuses et reprennent la même direction pour se disputer la même proie, ce malheureux pays de Codolet.

A 5 heures du matin, les quartiers les plus exposés du village, la rue Basse, l'église, la cure, le pont de l'Ilon étaient envahis par plus de deux mètres d'eau. Jamais peut-être ici, où cependant on est habitué aux crues les plus extraordinaires, l'anxiété, la crainte, la terreur avaient été plus grandes. "Nous sommes perdus, le village va être emporté", disait-on, et chacun regagne l'étage le plus élevé de sa maison.

Le plus impressionnant de tous les spectacles, c'était encore l'exode des hommes, qui pour sauver leurs chevaux, gagnaient les hauteurs voisines, ayant de l'eau jusqu'aux épaules. Des chemins ravinés, nulle trace. Dans les champs encore recouverts d'une épaisse boue laissée par la première inondation, c'était la mort certaine pour quiconque s'y serait engagé.

Que de difficultés! Que de fatigues pour arriver jusqu'au plus petit mamelon! Là, sans doute, c'est le salut pour ces pauvres gens et les animaux qu'ils y amènent, mais là aussi, c'est encore la frayeur, le désespoir. Du point ou ils se trouvent, en effet, Codolet disparaît tout entier.

L'aube naissante n'en laisse apercevoir que les clocher et les toits des plus hautes maisons; une immense nappe d'eau semblables à une mer démontée recouvre le village et la plaine qui l'entoure. Le lit de la Cèze et celui du Rhône sont confondus.

Laissant leurs chevaux aux fermiers des environs, les hommes reviennent en toute hâte; des bateaux les reçoivent et les transportent dans leur famille épouvantée, à la pensée des dangers courus. Que de choses il y aurait encore à dire?

Mais nous n'avons pas le temps? Et du reste, sommes nous au bout de nos misères? Ce n'est point ce qu'on nous annonce. Ne nous décourageons pas, soyons courageux et forts.

Publié dans Chroniques de Codolet

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Les Saut soutirent...

Publié le par Fabrice

Les Saut soutirent...

C'est écrit dans le ciel,

Les SAUT soutirent ce matin.

Ce n'est plus un secret pour personne!

 

Publié dans Vendanges 2016

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