Autrefois, le rossignol ne chantait pas la nuit

Publié le par Fabrice

Autrefois, le rossignol ne chantait pas la nuit

Une nuit de printemps, le rossignol dormait debout sur un jeune sarment, le jabot en boule et la tête inclinée, comme avec un gracieux torticolis. Pendant son sommeil, les cornes de la vigne, ces vrilles cassantes et tenaces, dont l’acidité d’oseille fraîche irrite et désaltère, les vrilles de la vigne poussèrent si dru, cette nuit-là, que le rossignol s’éveilla ligoté, les pattes empêtrées de liens fourchus, les ailes impuissantes… Il crut mourir, se débattit, ne s’évada qu’au prix de mille peines, et de tout le printemps se jura de ne plus dormir, tant que les vrilles de la vigne pousseraient...

Colette 1908 Les vrilles de la vigne Extrait

Autrefois, le rossignol ne chantait pas la nuit
Autrefois, le rossignol ne chantait pas la nuitAutrefois, le rossignol ne chantait pas la nuit
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Autrefois, le rossignol ne chantait pas la nuitAutrefois, le rossignol ne chantait pas la nuitAutrefois, le rossignol ne chantait pas la nuit

Publié dans Photo d'un jour

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